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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 07:34

Laurent Vicente, vainqueur de la 1ère manche du challenge national de course en montagne qui a eut lieu au col de Vence le 1er mai dernier, a accepté de répondre pour nous à quelques questions.Col-de-Vence-2011 2420

A 1km de l'arrivée de l'ascension du col de Vence

Laurent, peux-tu te présenter en quelques mots, (et revenir notamment sur ton palmarès ?)

Laurent, 32 ans, psychologue de formation, entraîneur au Montpellier Athlétisme de profession, coureur par passion.

Tu viens de remporter l’ascension du col de Vence, première manche du challenge national de course en montagne. Peux-tu nous décrire le déroulement de ta course ?

Je suis parti comme à mon habitude un peu trop vite. Le temps de me caler sur la bonne allure dans le tour de village, mes « confrères adverses » m’ont rejoins. Dès le début de l’ascension j’ai imprimé un rythme qui semblait suffire à ce que personne ne prenne de relais… puis… au bout de quelques lacets, j’ai pu découvrir le parcours pour la première fois, en solitaire, en paix…

Le soleil pour projecteur, les montagnes enneigées pour décors, les marcheurs tout du long pour spectateur, le film de ma course s’est déroulé à merveille.

Lors de la remise des prix, tu as été très honnête en déclarant que tu t’entraines 12 fois par semaine pour environ 160 km. Tu as également donné comme conseil d’éviter le « bricolage ». Quels sont selon toi les erreurs à ne pas commettre dans une préparation montagne ?

Depuis que j’entraîne au Montpellier Athlétisme, je m’attache à offrir aux coureurs cette chance de rapidement réaliser qu’ils ont la possibilité de maximiser leur investissement dans leur entraînement à la course à pied.

La course est un sport amateur. Sport qui de surcroix demande beaucoup d’effort et de travail. La course est un sport qui s’ouvre à la réussite que sur le long terme. « Pour faire des chronos, il faut se donner le temps ».

Il faut donc sortir du bricolage qui consiste à vouloir rattraper le temps perdu de ne pouvoir s’entraîner assez et assez sérieusement, en grignotant « le temps que possible » sur la vie professionnelle, et en sacrifiant d’autres temps encore plus précieux qu’est le temps de la famille.

Je n’ai rien contre le bricolage, d’ailleurs si j’étais meilleur bricoleur dans ma vie, j’aurais évité pas mal de pots cassés…. Mais sortir de cette logique du « bris-colle-heure » permet de comprendre qu’un mauvais entraînement prend autant de temps qu’un bon entraînement. Il n’y a pas de temps à perdre quand dans le « chaos-tidien » de tout un chacun « la vie est une course ». Il s’agit de mieux s’organiser sur le long terme pour sortir de ce choix fatal pour trop de coureurs de « la course ou la vie ».

Entre bon temps et bonnes performances, par beau comme par mauvais, en course il faut se donner le temps… de « ne plus courir pour courir, mais de courir pour s’entraîner et s’entraîner pour se donner les moyens, quelque soit le niveau, de réussire, de performer ». Tel est la devise de la section running du club.

Et quels seraient tes conseils pour devenir un bon grimpeur ?

En matière de course de montagne, il s’agit d’abord de progresser en plaine. A vouloir se spécialiser en montée, on a trop tendance à oublier d’apprendre à courir. Or la course, s’est avant tout le cross, la piste et la route. Il faut développer une grosse motorisation et seulement par la suite maximiser cette motorisation dans la spécialité d’effort qu’est la course de montagne.

Pour ma part, vivant en plaine, je fais beaucoup de PPG (Préparation Physique Généralisée), de musculation, des accélérations en côtes. Puis quand cela m’est possible, faire des camps d’entraînement en montagne et en altitude aux meilleures périodes de planification, c’est l’idéal.

Quelle est l’importance du facteur poids et de la diététique ?

Il est clair que le facteur poids en course de montagne est déterminant. Il s’agit de parvenir le jour J à un poids de forme, maximisant un rapport poids - puissance, minimisant la dépense énergétique en bout de course. Un seul kg de surpoids se chiffre en tonnes à monter en haut d’une course de montagne.

Mais attention, il ne faut pas tomber dans un excès inverse virant à l’obsession de kilos superflus. A ce titre, je ne me pèse jamais, ni par peur de connaître mon vrai poids synonyme de forme ou de méforme, ni par obsession de transformer tout aliment en calorie. Je ne me pèse jamais car, mon baromètre n’est pas la balance, mais la « faim-en-soi ». Je sais que si ma faim me fait manger à heure régulière sans tomber dans les fringales de l’effort et les grignotages des heures creuses du quotidien, alors je suis à mon poids de forme.

Pour ce qui est de la nutrition pendant l’effort, j’en profite pour remercier Okidosport.com, le premier site de nutrition sportive certifiée bio et non dopante.

Bien que tu sois entraîneur, te prépares-tu tout seul, ou bien es-tu malgré tout suivi par quelqu’un pour avoir un point de vue extérieur ?

Je me suis longtemps entraîné seul. Mais depuis un an j’ai trouvé l’entraîneur en qui j’étais prêt à lui confier la machinerie de mon corps en toute confiance. Cela a été long avant que je trouve le bon entraîneur. Pendant des années j’ai préféré être seul que mal accompagné.

Maintenant, je peux constater qu’il est toujours meilleur de se faire entraîner par un regard extérieur, suivre une autre logique d’entraînement dont on ne connaît pas les « compte-tours ». Je m’entraîne de concert avec mon entraîneur, même si, comme il est russe, la concertation n’est pas trop possible. Ce n’est pas une question de barrière de langue. On communique avec les mains par téléphone et aussi comme je peux en anglais. Mais en Russie, on ne discute jamais les décisions de l’entraîneur. L’entraîneur a fait ses preuves en tant qu’athlète ce qui lui donne le droit de faire école. Cette autorité incarnée m’apprend a toujours plus me taire pour toujours plus mieux faire…

Pratiques-tu d’autres sports en complément de la course à pied ?

Non. Il y a tant d’heures d’entraînements que les seuls autres sports que je fais se font pour éviter les blessures quand je me sens fragile au point de me blesser, ou pour guérir de blessure quand je n’ai pu guère la prévenir.

Pour ce qui est de la pratique d’autres sports en loisir, n’en parlons pas… pas le temps, ni l’énergie pour cela…

Quels est ton regard sur les autres disciplines de la course à pied : piste, route, trail, ultra…?

Pour moi, le 1500m reste la distance reine de la piste. Le 10 km la distance étalon pour calibrer l’endurance d’un coureur. Le marathon, le mythe donnant toute sa dimension à la course à pied. Le cross, le sport le plus universel qui soit. La course de montagne en montée l’effort le plus brut de la course à pied. La course de montagne en montée-descente, la course qui demande le plus de folie. Le trail, la course dans ce qu’il y a de plus ultras, et où seul le haut niveau n’en fait pas de la marche sportive…

Tes objectifs cette année ?

L’année dernière je suis passé à une place et 12’’ de la qualification en équipe de France pour les championnats du monde de course de montagne en Slovénie. J’ai mis cette année tous les moyens de mon côté pour tenter mon vatout à fond. Ferai-je mieux cette année…

Après l’ascension Isola-Isola 2000 en aout dernier, et celle du col de Vence dimanche, aura-t-on l’occasion de te revoir sur une course du département ?

Je ne pourrais malheureusement pas être à la tienne cet été. Mais je sais que la promclassic me trotte dans la tête depuis 2-3ans. Elle tombe en pleine période de cross, donc ce n’est pas toujours facile de pouvoir se libérer. Il va falloir que je m’organise en fonction l’année prochaine.

Pour finir, quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Mon meilleur souvenir en course à pied reste la sensation que j’ai eu une première fois et que je peux avoir maintenant de vivre de plus en plus souvent à l’entraînement comme en compétition : de me faire traverser par un souffle autre. Un souffle qui ne se commande pas. Un souffle autonome de fou. « Foulée sensations » que cela me procure. En moi, « le souffle court »…

Le pire de mes souvenirs. La 4ème place par équipe des championnats de France d’ékiden 2008, un marathon couru par 6 coureurs. J’étais le 1er relayeur de l’équipe de l’ACO FIRMINY, mon club à l’époque, club organisateur des championnats de France. J’avais décidé d’accepter de rendre service à l’équipe en ne faisant que le relais le plus court de 5 kms.

Je n’étais malheureusement pas du tout en forme compétitive. Je revenais de ma première et peut-être dernière (il ne faut jamais dire jamais) visite en Algérie. 15 jours, 15 morts. J’étais reçu chez un ami dans arrière pays algér-Rien, loin des alger-Rois de la capital. Difficile de s’y entraîner sans l’escorte de jeunes acceptant de m’accompagner sous la demande d’adultes comme si de rien n’était… Des règlements de compte de « barbus musulmans extrémistes » qui en période de fin de Ramadan attaquaient « à l’aveugle de leur conception de dieu » des postes de police et des innocents pour y faire régner un régime de terreur. Mon séjour s’est écourté de peur de ses bruits qui courent dans le village quant à d’éventuelles représailles auprès de ma famille d’accueil face à la présence d’un européen non musulman…

Bref, 2 jours après mon retour en terre de France, j’ai fait le pire 5kms de ma vie. Et dès mon passage de témoin à mon coéquipier, la sensation d’avoir été 15’’ seconde en dessous de tout n’a cessé de me ruminer tout le reste de la course. Le temps des 5 relais suivants, mes coéquipiers échouaient à 12’’ de la 3ème place du podium… Un grand moment de solitude… Malgré l'enjeu, ni le club ni mes coéquipiers ne m'en ont jamais tenu rigueur, je les en remercierai assez... Mais s'en est suivi une grosse période de remise en question. Qu’est-ce que la vie ? A quoi sert-il de courir ? Courir était-il ma religion ?

Merci Laurent !

Col-de-Vence-2011 2500

Sur la plus haute marche du podium, au sommet du col de Vence

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 08:43

Christel Robin, seule sportive de haut niveau des Alpes-Maritimes en triathlon, a remporté dimanche le "Tristar 111" de Monaco en féminine, en prenant au passage une impressionnante 16ème place scratch, devant bon nombre d'excellents triathlètes. Elle revient pour nous sur sa performance.

La Bonette 2010 7134

Christel avec Roland Claverie, à l'arrivée de l'ascension 2010 du col de la Bonette, où elle a pris la 8ème place scratch et établi le nouveau record féminin de l'épreuve

Christel, tu viens de remporter le triathlon de Monaco, en te classant 16ème du scratch. Peux-tu nous décrire le déroulement de ta course ?

J'ai vécu cette course de manière très coulée, d'une traite en quelque sorte car j'étais très concentrée. Je suis bien sortie de l'eau pour le niveau moyen qui est le mien en natation, même agréablement étonnée car c'est la discipline où je peux parfois avoir de très mauvaises surprises. Cela m'a permis de partir à vélo avec encore plus d'entrain. Je savais qu'il fallait gérer le kilométrage et le dénivelé, mais j'avais quand-même envie de prendre quelques risques car je pense bien me connaître et avoir les repères suffisants pour tenter. Et finalement, je n'ai pas ressenti de coup de moins-bien, les montées et les descentes, qui demandent beaucoup de concentration chacune dans leur genre, m'ont permis de gagner quelques places au général et de creuser l'écart sur mes poursuivantes. Et quand il a fallu partir à pied, j'ai essayé de rester sur ce flot, cette concentration, et de profiter de nouvelles sensations, de tirer le maximum d'expérience de ce que j'étais entrain de faire.

Cette année, le format a été modifié. D’un « Half Ironman », l’épreuve est passée à un « Tristar 111 », dont les distances sont plus à l’avantage des cyclistes. Que penses-tu de ce changement ?

C'est évident que j'apprécie ce format car j'adore rouler ! Mais pour moi, c'est un vrai format de triathlon, qui apporte un peu de fraîcheur, de nouveauté. En fait, on a l'impression de changer de course en passant d'une natation agressive, où il faut jouer sur de réelles qualités de nageurs si l'on veut être aux avant-postes, car devant ça va très vite, à un moyenne distance au niveau de la gestion à vélo, puis de nouveau à un CD avec une course à pied qui secoue, et où il peut se passer des choses même si ce ne sont que 10kms.  En fait, c'est super intéressant, surprenant, et bien plus complexe à gérer, on aurait tort de le réduire à une course vélo !

Tu t’es aligné sur des épreuves très variées cette saison : triathlon, aquathlon, trail, course de côte… A chaque fois avec brio. Vas-tu continuer dans ce sens à l’avenir ?

Bien sûr, je vais continuer dans ce sens, parce que ça me plait ! En début d'année, j'ai eu besoin de faire un break, et cela m'a permis de découvrir une nouvelle manière de faire. Et depuis que je me ré-entraîne à fond triathlon (je parle des objectifs, de l'optique), je pratique toujours, à l'entraînement et en compétition, ces nouvelles disciplines. Et je ne conçois plus mon quotidien d'entraînement autrement qu'en me "nourrissant" de ces belles choses !

Vers quelle discipline va ta préférence ? Et dans laquelle penses-tu être la plus performante ?

Dans mes préférences, je reste une terrestre. Ce n'est pas que je n'aime pas la natation, loin de là, sinon, je ne ferais pas de tri, mais c'est juste que j'aime particulièrement quand les jambes brûlent, j'adore forcer sur les jambes. Alors entre le vélo et là course à pied, mon cœur balance, c'est un équilibre. Et pour ce qui est de la performance, avant, mon gros point fort était le vélo, car j'ai tout de suite eu de la force pour appuyer sur les pédales. Mais j'ai beaucoup travaillé à pied, et ai réussi, je pense, à en faire un point fort, à égalité avec le vélo.

Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé à ta préparation physique ?

Dans mes semaines de bonne charge pour des distances intermédiaires (je vais entamer une prépa Ironman bientôt pour le Mexique fin novembre, pour l'instant je suis sur du moyen), cela va de 21h à 25h grosso-modo. Ce n'est pas un volume extraordinaire, mais comme il n'y a pas du tout de "remplissage", c'est largement suffisant.

Comment sont répartis tes entrainements de natation, vélo, course à pieds (et les autres activités si tu en as) ?

Je travaille un peu plus le vélo et la course à pied que la natation, car je n'ai pas de structure en natation cette année. Je "galère" un peu dans les créneaux publics, c'est dur de se concentrer lorsqu'il y a beaucoup de monde dans la ligne d'eau, mais il faut faire avec ce qu'on a (en l'occurrence avec ce qu'on nous laisse), et je prends plaisir à m'adapter à cette situation et à miser sur ce qui est faisable.

T’entraines-tu au feeling, ou bien es-tu suivie par un entraineur ?

Je suis guidée par Stéphane Palazzetti depuis quelques mois, j'apprécie d'avoir mon autonomie au quotidien, ce que je juge indispensable pour un athlète qui n'a surtout pas besoin d'être infantilisé. Il gère très bien l'alternance entre charge et récupération, et j'ai confiance en lui. S'entraîner au feeling est difficile, car je pense que l'entraînement est une vraie science. Et comme je n'ai pas de diplôme en science de l'entraînement, je ne peux pas me prétendre apte, même avec la très bonne connaissance de moi que j'ai pu acquérir, à m'entraîner efficacement seule.

Depuis quelques temps, beaucoup de coureurs arborent différents attributs : manchons de compression aux mollets ou aux quadriceps, bracelets censés apporter équilibre et souplesse…  Quel est ton point de vue sur ces différents accessoires, effet de mode ou réelle innovation ?

Il y a de l'utile, et de l'inutile. Certes, la compression est à la mode, mais j'en porte car j'y crois vraiment, en récupération, je sens vraiment un plus. En revanche, les bracelets et autres coups marketing, c'est pas trop mon truc. J'essaie de rester simple et de me concentrer sur l'essentiel, l'entraînement, la pratique, et le plaisir de faire surtout, qui apportera beaucoup plus de bienfaits qu'un petit accessoire.

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Mon meilleur souvenir sportif est peut-être l'Ironman de Nice, l'année dernière. J'étais chez moi et l'ai vraiment fait avec mon cœur. Mon plus mauvais, quant à lui, c'est certainement lorsque je me suis cassé la clavicule l'année dernière en Andalousie, ça m'a choquée.

Merci Christel !

Christel Monaco

Dimanche, à Monaco (Photo de Laurence Abassit)

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 05:48

Roland Claverie a remporté il y a 2 semaines la 28ème édition de l'ascension pédestre du col de la Bonette. Cette année le niveau était relevé comme jamais, il nous commente sa performance.

roland la bonette

 

Roland, tu viens de remporter l’ascension du col de la Bonette, la course de côte la plus longue et difficile du département. Peux-tu nous décrire le déroulement de ta course ?

La course s’est déroulée un peu différemment de ce que j’avais rêvé.

J’avais prévu de partir pas trop vite en laissant partir François Holzerny et Lorenzo Trincheri et ensuite de faire mon accélération au 13ème km au village de Bousieyas.

Dans la réalité François est parti vite, Lorenzo en retrait dans le groupe de tête comme l’année dernière (c’est un grand sportif avec beaucoup d’expérience comme François) et comme les jambes étaient bonnes j’ai rejoins dès le début François et démarré la course ensemble. Nous avons creusé petit à petit un écart. Lorenzo nous voyant partir s’est détaché beaucoup plus vite du groupe pour tenter de revenir sur nous. François, au km 6, lui prend l’envie de faire pipi… Il s’arrête et je lui dis que je l’attends… Lorenzo revient à 50m de nous. On remet les bouchées doubles. Au km 13 je sens que je suis bien. François me dit de partir si je suis bien. Je reste avec lui et au cours de la montée vers les ruines, je commence à partir. François n’est pas loin et conserve son avance sur Lorenzo. Lorenzo est à 200 m et donne tout. Derrière Walter et Jeff se battent comme des dieux pour revenir. Après les ruines, km 19, je me dis que c’est le moment de tout lâcher tout en gardant du jus pour les derniers km, les plus durs dus au manque d’oxygène. Je gère en buvant à tous les ravitaillements et en m’alimentant au maximum avec des gels.

Au 2 derniers km je sens que la victoire est proche et qu’il faut aller jusqu’au bout. Les derniers 500 m à 15% sont impeccables pour finir la course… Je bloque tout dans ma tête et je vois enfin la ligne d’arrivée qui approche. Je passe la ligne et j’expulse en pensant tout de suite à mon père décédé dramatiquement dans un guet apens de malfaiteur en 1985, au papa de ma chérie décédé malheureusement lui aussi, Julie (qui a fait une course formidable en terminant 5ème femme la rage au ventre), à ma mère et mon frère.

A quel moment as-tu senti que la victoire ne pouvait plus t’échapper ?

C’est le type de course où tout peut arriver au premier, au milieu et au dernier km. Tout peut s’arrêter d’un coup si on a pas bien gérer sa course. J’ai ressenti la victoire dès que j’ai passé la ligne. J’avoue un peu avant dans la dernière montée à 15% mais c’est, pareil tout peut arriver. Marcher à 15% durant 500 m et à 2800 m d’altitude, on peut perdre beaucoup de temps.

Cette année le plateau était relevé comme ça n’a quasiment jamais été le cas auparavant, avec au départ les 4 derniers vainqueurs, le recordman de l’épreuve, et bon nombre des têtes d’affiches du moment. Quel est ton ressenti sur cette victoire ?

Il est vrai que cette année est une année particulière où le niveau autant chez les femmes que les hommes était très relevé. Cela donne encore plus de joie mais sans pour autant oublier que les autres têtes d’affiche sont de grands coureurs que je respecte beaucoup. C’était simplement mon année. L’année prochaine sera pour un autre ou une autre… c’est bien.

Pour disputer cette course, tu étais vêtu d’une nouvelle tenue, aux couleurs assez chatoyantes. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Les personnes qui me connaissent savent que je mets des tenues très originales sur les courses… J’aime bien faire le clown dans la vie. J’avais promis de me mettre en tenue rose fluo (la tenue d’ingrid lopergolo). On en rigole encore… Pour ce qui est des jambières c’est un des tous nouveaux produits COMPRESSPORT. Je vous les conseille en course ou en récup c’est vraiment un produit génial.

La saison est maintenant bien entamée, quels sont tes prochains objectifs ?

Pour le moment c’est repos et vacances. Pour le démarrage en septembre çà sera les cross, mon come back en triathlon et d’autres courses surement selon le feeling du moment (trail, semi etc…). Je fonctionne au mois le mois... Selon les envies. Il me reste en cette fin d’année 3 courses du challenge national trail (court) avec mon équipe trail chapotée par Patrick Bringer.

Arrives-tu à bien concilier le travail et le sport, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?

Je ne suis pas un forçat… de l’entrainement. J’adore le sport mais j’aime aussi plein de choses à côté. Le boulot en fait partie mais aussi à juste dose. Cette année a été une année difficile pour moi pour les entrainements. J’ai créé ma société il y a 8 mois et on y passe beaucoup de temps (dans la tête aussi !). Mais même avec beaucoup de travail je réussi toujours à dégager au moins 1h par jour.
Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé à courir ? Et consacré à des activités sportives complémentaires si tu en as ?

C’est variable mais en général je cours 4 fois max dans la semaine. J’ai repris avec ma chérie la natation depuis la fin d’année dernière en vue de refaire du triathlon en septembre. C’est génial, on nage presque tous les matins entre 7h00 et 8h00 du matin… le top pour commencer une journée en forme ! J’ai repris le vélo et je retrouve beaucoup de plaisir à en faire. Donc en moyenne par semaine on tourne entre 10, max 15 heures (si on ajoute une sortie longue vélo). C’est presque un mi temps de boulot… on devrait se faire payer...lol

Comment t’entraines-tu ? Au feeling, ou bien es-tu suivi par un entraineur ?

Pour la course à pied j’ai un entraineur club. Je m’inspire de son expérience mais ne suis pas à la lettre le programme (mauvais élève !) car je l’adapte à mes besoins de récupération, le boulot, la chérie, l’apéro... Je m’entraine beaucoup au feeling en sensation car les sensations, la fatigue, la forme… ne sont pas les mêmes d’une semaine à l’autre. C’est très important de respecter son corps et sa tête si l’on veut faire du sport toute sa vie.

Depuis quelques temps, beaucoup de coureurs portent des manchons de compression aux mollets. C’est ton cas depuis un petit moment, quel est ton avis sur cet accessoire ?

Je pense que c’est l’évolution naturelle des techniques modernes d’aide, de l’optimisation à la pratique du sport intensif ou en loisirs. Dès qu’on les essaie on ne s’en passe plus. C’est un très grand confort durant la pratique (évacue les déchets musculaires plus rapidement, prévient des micro-déchirures, etc..) et après, pendant la récup. C’est utilisable dans tous les sports, pratique à mettre ou à retirer. Vraiment génial comme produit.

Tu as gagné au moins une fois presque toutes les courses de côte de la région. Quels seraient tes conseils pour devenir un bon grimpeur ?

Je ne sais pas si je peux être un bon conseiller, mais je vais essayer.

Tout dépend l’objectif de chacun. Pour un sportif qui souhaite faire une ascension pour le plaisir et pour la finir, 1 ascension par semaine à 1 mois de l’objectif est très bien. Il peut en faire plus bien sûr… si c’est l’ascension se passe en altitude (au delà de 1000 m), alors c’est mieux de s’acclimater aux mêmes altitudes pour ne pas trop souffrir du manque d’oxygène. Pour un sportif qui souhaite une ascension toujours pour le plaisir et avec de la vitesse alors c’est bien de conserver les séances vitesse qualité (1 par semaine type piste plat). Je ne conseille pas la piste car c’est un destructeur musculaire... Une autre séance qualité vitesse en côte est aussi très bon. Une ascension complète 1 fois par semaine 1 mois avant l’objectif est bien aussi. Je conseille aux 2 types de sportifs le vélo (1 sortie côte par semaine) et la natation pour se décontracter….

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Mon meilleur souvenir sportif sur un point de vue charges émotionnelles, c’est l’ascension de la bonnette de cette année. Cette course représentait beaucoup de choses pour moi et ma chérie bien au delà du résultat.

D’un point vu « Palmarès », c’est la 7ème place à une manche du championnat du monde de course en montagne en 2009 au Grand Ballon d’Alsace. J’ai vécu et ressenti des choses très fortes.

Le plus mauvais ? Je creuse, je creuse dans ma mémoire… Ah si, la bonnette 2009 où j’ai eu des crampes à partir du 5ème km… suite à un arrachage de dents 2 jours avant. Je n’ai vraiment pas pris plaisir pour finir les 22 « derniers » km… Oulàlà, dur dur de grimper. Mais sinon je n’ai que de bons souvenirs de toutes mes aventures sportives, des rencontres et partage avec tous les gens.

Merci Roland !

La Bonette 2010 7134Au sommet, avec Christel Robin la première féminine

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 05:38

Loic Bruni, fils de Jean-Pierre dont on ne compte plus les titres en enduro et VTT, fait déja partie bien qu'il ne soit encore que cadet des meilleurs Français en VTT descente. Une semaine après sa dernière prouesse en date, lors de la manche de coupe de France de Superbesse, il a accepté de répondre pour nous à quelques questions.

BOLL2

 

Loic, tu viens de remporter la 2ème manche de la coupe de France à Superbesse en catégorie cadet, en prenant une très impressionnante 6ème place scratch, à moins de 6 secondes du vainqueur Damien Spagnolo. Peux-tu nous commenter ta performance « à chaud » ?

-Écoute, je suis très content de mon run en finale, je ne pensais pas réussir a rentrer dans le top 10 car il y avait pas mal de bons pilotes et la piste n’était pas forcément taillée pour moi avec un haut très rapide dans les champs !

Puis j’ai eu de bonnes sensations au fil des recos avec la piste qui se dégradait pas mal. Au départ je me suis dis de m’y mettre au taquet et c’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas fait de grosse faute et j’avais un bons rythme tout le long, le chrono a l’arrivée fait plaisir !

 

Quels sont tes objectifs cette année ?

         -Cette année… Elle est déjà bien entamée ! je suis vraiment content des deux premières coupe de France où je réussi à rentrer dans les 10. J’aimerai bien continuer comme ça à rester dans le top 15 pour les dernières courses nationales. On vient de faire la megavalanche a l’alpe d’huez où j’ai vraiment souffert physiquement ! Les courses d’enduro sont un bon entrainent et c’est toujours cool et chaud !

 

Arrives-tu à bien concilier les études et le sport, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?

         -Pour le moment l’école ça se passe plutôt bien et j’ai pas mal de temps à coté mais je rentre en 1ere S et l’emploi du temps risque d’être plus chargé mais je ferai en sorte de trouver du temps !

Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé sur le vélo ? Et consacré à des activités sportives complémentaires si tu en as ?

         -Une bonne semaine pour moi c’est un jour de route, deux de bicross et le reste j’essai de me faire un minimum de caisse avec de la muscu a poids de corps. Sinon je fais rarement un autre sport que du vélo !

 

Comment t’entraines-tu ? Au feeling, ou bien es-tu suivi par un entraineur ?

         -Cet hiver je me suis fais entrainer par un vrai coach ! Oui en effet avec EXTRAIN on a essayé de préparer au mieux la saison de descente sans trop non plus se gaver de physique a fond.

 

Depuis 20 ans, ton papa est une référence en VTT, dans la région et même bien au-delà. Est-ce que c’est lui qui t’as transmis le goût de ce sport ?

         -Oui on peut dire qu’il y est pour quelque chose car depuis tout petit je suis plus a l’aise en vélo qu’à pied ! Je suis toujours allé sur les courses où je voyais les tops pilotes comme Vouilloz, Barel ou même mon padre qui roulaient placard ! Du coup j’attendais avec impatience de pouvoir faire pareil.

 

Es-tu attiré par les autres disciplines du VTT (xc, enduro, raid… ) ou préfère-tu te concentrer essentiellement sur la descente ?

         -La descente c’est ce que je préfère et c’est là où je m’en sors le mieux. Jusqu’à l’année dernière je faisais les TRJV et TNJV où la polyvalence est requise avec du xc mais aussi du trial. Le xc c’est vraiment pas mon truc et au trial je me débrouillais un minimum, ça m’a permis de toucher a tout. Sinon je fais pas mal de bicross, c’est assez complémentaire à la descente et puis c’est de la balle !

 

A long termes, envisages-tu le VTT comme un loisir ou souhaites-tu en faire ton métier ?

         -Pour l’instant je n’envisage pas grand-chose à part de continuer de me faire plaisir sur les plus belles pistes.  L’année prochaine j’attaque les coupes du monde où je commencerai à voir si j’ai une chance professionnelle mais j’ai surtout envie de continuer à rouler avec mes bons potes.

 

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

         -Mon meilleur c’est peut être la première fois que j’ai posé les roues sur une coupe de France, c’était en alsace, au lac blanc !

Le plus mauvais c’est surement ma boite au championnat de France l’année dernière où je rate le titre. Sinon les plus mauvais concernent les blessures de mon padre plutôt nombreuses !

 

Merci Loic !

WAAP 2010

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 08:50

Marion Gauthier, du team culture vélo Nice, réalise un excellent début d'année pour son passage dans la catégorie junior. Elle intégrera le pole France VTT à Besançon à la rentrée de septembre prochain. En attendant, elle revient pour nous sur son début de saison.

Marion, pour ton changement de catégorie cette saison tu enchaines les places d’honneur : 16ème à Houffalize et 14ème à Offenburg en coupe du monde, 2ème à Cap Esterel et 4ème à Pernes les Fontaines en coupe de France... Comment vis-tu ta première année en junior ?

En début de saison je ne m’étais pas vraiment projeté, je m’étais dis que de toute façon je verrai bien sur le tas : et je dois dire, que même s’il n’y a pas eu que des grands moments, je suis satisfaite de ce début de saison.

Quels sont tes objectifs cette année ?

L’objectif principal ce sont les Championnats de France en juillet à Val d’Isère. Je ne vise que ca depuis le début, les Coupes du monde ont elles été là pour prendre de l’expérience.

Te sens-tu actuellement en grande forme, ou penses-tu avoir encore une bonne marge de progression ?

Avec le stage en Equipe de France, et les week end qu’on passe tous ensemble, je me suis vite rendue compte qu’il y avait du boulot, et qu’il y avait encore pleins de choses à améliorer pour être au top. Ca m’a rassuré d’un coté, je me suis dis : Voila, si tu travailles encore plus ca peut faire quelque chose de bien.

Arrives-tu à bien concilier les études et le sport, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?

Je termine une année de 1ère S qui s’est vraiment bien passée, les absences sont principalement au mois de mai, sinon je n’ai pas raté trop de cours, ce qui m’a permis de rester dans le rythme du lycée, et en même temps de pouvoir m’entrainer. Je ne suis pas dans un sport-étude comme les garçons, mais j’ai un emploi du temps qui me permet de m’entrainer facilement.
Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé sur le vélo ? Et consacré à des activités complémentaires si tu en as ?

En moyenne c’est 7heures de vélo, si on y ajoute les heures passées en cours, et celles aux devoirs, il nous reste juste le temps pour dormir. Non sérieusement, moi ca me plait cette hygiène de vie. Le reste du temps je fais tout ce qu’une fille de 17ans trouve à faire.

Comment t’entraines-tu ? Au feeling, ou bien es-tu suivi par un entraineur ?

Je suis entrainée par Stéphane Girard, depuis l’hiver dernier. Je lui ai de suite fais confiance, et je vois aujourd’hui que j’ai eu raison.

Tu habites dans une zone propice à la pratique du VTT. Penses-tu que si ce n’avait pas été le cas tu te serais tout de même tourné vers cette discipline ?

Contrairement aux garçons, je n’habite plus à Nice depuis 3 ans maintenant. Je suis sur Angoulême, pas vraiment une région propice au vtt, mais on fait avec. Je viens à chaque vacance sur Levens pour m’entrainer avec les garçons, et je pense que si j’étais originaire d’ici, je ne me serai surement pas autant tournée vers le vtt.

A long terme, envisages-tu le VTT comme un loisir ou souhaites-tu passer pro ?

Une femme passée pro, on va dire qu’on ne voit pas ca tous les matins. Il y a deux ans de ca, si on m’avait demandé rien que le vélo et le bac ce que j’en pensais, j’aurai dis le bac, le bac, le bac. Aujourd’hui il y a pleins de choses qui ont évolué, il y a tout qui a changé. Donc je répondrai, le vélo, le bac, et le reste on verra.

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Le meilleur me concernant c’est surement l’arrivée de la Coupe de France à Pernes les fontaines, en mai 2009 : ma première victoire nationale.

Mais le plus beau des plus beaux, c’est d’avoir vécu l’arrivée de Julien Trarieux à la Coupe du Monde à Offenburg il y a une semaine (NDLR : Interview réalisé une semaine après la manche de coupe du monde d’Offenbourg qui s’est déroulée le week end des 22 et 23 mai 2010). J’ai surement jamais autant pleuré de bonheur, mais voila, il la mérité, il l’a eu. Et ca c’est beau.

Le plus mauvais, bien qu’aujourd’hui avec le recul pris sur la course etc. je ne jugerai pas ca comme un mauvais souvenir, je pense que ma plus grande déception reste les championnats de France l’an passé, à Oz-en-Oisans.

Merci Marion !

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 03:36

  Recent  5eme de la celebre et cotee transvesubienne, Julien Lopez est l'un des coureurs les plus polyvalents de la region : cross-country, enduro, raid... Il revient pour nous sur sa recente victoire a l'enduro de gourdon et nous parle de sa saison.

Julien L2

En plein effort dans la derniere ascension des 6 heures de blausasc.

Julien, tu as récemment remporté l’enduro de Gourdon. Peux-tu nous commenter ta performance « à chaud » ?

C’était un très beau et difficile enduro. Je me suis inscrit au dernier moment et je suis parti plaque 100 sans aucune prétention, juste pour accompagner un pote. J’ai essayé d’être propre et efficace et ça a fonctionné, mais j’ai été vraiment très étonné de mon résultat.   

Quels sont tes objectifs cette année ?

Cette année j’essai de toucher à tout en me focalisant plus particulièrement sur le cross-country. Mes objectifs se portent sur les coupes de France et le championnat de France. J’ai aussi des sous-objectifs comme la maxiavalanche en Andorre ou la transvésubienne, je suis amoureux des courses de Georges.

Te sens-tu actuellement en grande forme, ou penses-tu avoir encore une bonne marge de progression ?

On vient de terminer la première partie de la saison, mon prochain pic de forme sera au mois de juillet, je suis plutôt en phase de préparation.

Arrives-tu à bien concilier les études et le sport, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?
Oui, je suis le doyen du pôle espoir Nice car cela fait maintenant 4 ans que j’ai intégré cette structure. Elle m’aide justement à concilier les deux dans les meilleures conditions. Cette année je suis rentré en fac de sport à Nice et je suis déjà en vacances !   

Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé sur le vélo ? Et consacré à des activités complémentaires si tu en as ?

Ma période de PPG (préparation physique générale) est en début d’année, en saison je ne fais que du vélo, en moyenne 12h par semaine.

Comment t’entraines-tu ? Au feeling, ou bien es-tu suivi par un entraineur ?

Au pôle on est tous entrainé par le même entraineur (Olivier PRESSE), on  a un suivi très précis sous forme de semainier et pendant les entrainements du pôle Charli BERARD et Olivier nous suivent en voiture et nous donnent des conseils ou prennent connaissances de notre état de forme. 

Il y a quelques années, ton papa participait à beaucoup d’épreuves VTT de la région. Est-ce que c’est lui qui t’as transmis le gout de ce sport ?

Oui mon père a connut le sport de haut niveau car il jouait dans l’équipe professionnelle de rugby à Nice. Ensuite il est tombé amoureux du VTT et m’a transmis cette passion. Il ne m’a jamais forcé, ni ne m’a jamais mit de pression et m’a toujours accompagné, c’est une véritable chance.

Tu habites dans une zone propice à la pratique du VTT. Penses-tu que si ce n’avait pas été le cas tu te serais tout de même tourné vers cette discipline ?

LEVENS est un terrain de jeu superbe pour le vtt qui peut encore se développer mais j’ai pas mal voyagé et la France est en général propice au VTT. Il est clair qu’habiter à Levens facilite bien les choses.

Tu es un coureur extrêmement polyvalent : xc, enduro, raid… Avec toujours des performances à la clef. Quel est la variante du VTT que tu préfères ? Et celle dans laquelle tu penses être le meilleur ?

J’adore tous les disciplines et malheureusement je ne peux pas toutes les pratiquer, je pense que j’ai plus de facilité en enduro, car ma morphologie convient mieux qu’au xc.

A long terme, envisages-tu le VTT comme un loisir ou souhaites-tu passer pro ?

C’est sûr que je souhaite percer dans le milieu mais j’ai aussi envie de faire évoluer le vtt, car c’est un sport en plein développement.

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Je n’ai pas de meilleur souvenir, les moments que je passe avec mon team et mes amis sont tous mémorables. Le plus mauvais est sans discernement, toutes les courses que je n’ai pu terminer à cause de problèmes techniques.

Merci Julien !

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 07:45

Julien Trarieux (Team Culture Velo Nice), un des meilleurs juniors Francais en VTT cross-country, vient de s'illustrer par 2 fois en coupe du monde. Il revient pour nous sur ses performances.

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Julien en action lors des 6h de Blausasc en avril dernier, course qu'il a facilement remporte avec ses equipiers Maxime Urruty et Julien Lopez.

Julien, tu viens de terminer 3ème junior de la 2ème manche de coupe du monde à Offenburg. Peux-tu nous commenter ta performance « à chaud » ?

Je suis parti dans le groupe de tête, la sélection s’est faite au fil des tours, dans le dernier tour j’ai commencé à payer les efforts du départ. Je suis super satisfait de mon résultat et j’espère qu’il y en aura d’autres.

 Quels sont tes objectifs cette année ?

Mes objectifs sont en perpétuel changement car il y a des sélections pour les championnats d’Europe et du monde. J’ai bien débuté la saison, je participerai au championnat d’Europe et j’espère du monde et je voudrais y faire un resultat.

 Te sens-tu actuellement en grande forme, ou penses-tu avoir encore une bonne marge de progression ?

Je pense avoir passé un cap cette année mais il me reste beaucoup a apprendre tant au niveau tactique que physique.

 Arrives-tu à bien concilier les études et le sport, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?

Le pôle espoir de Nice m’aide à concilier les deux dans les meilleurs conditions mais j’avoue être plus intéressé par le vélo.

 Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé sur le vélo ? Et consacré à des activités complémentaires si tu en as ?

Une semaine moyenne est d’environ 12h et je ne fais pratiquement que du vélo en saison.

 Comment t’entraines-tu ? Au feeling, ou bien es-tu suivi par un entraineur ? 

Depuis 2 ans je suis suivi par l’entraineur du pole espoir de Nice

 Tu habites dans une zone propice à la pratique du VTT. Penses-tu que si ce n’avait pas été le cas tu aurais tout de même été attiré vers cette discipline ?

 Il est vrait que j'ai la chance d’habiter dans une zone propice à la pratique du VTT.

 Si j'avais habite dans une agglomeration, je ne pense pas que je me serai mis au VTT .

 Au niveau national, 2 coureurs se distinguent des autres en junior : Jordan Sarrou et toi. Votre « rivalité » rappelle un peu celle de Nicolas Filippi et Julien Absalon il y a quelques années… Comment vois-tu le passage dans la catégorie supérieure l’an prochain ?

Le passage dans la catégorie supérieure va étre tres dur je pense, la cela sera une vrai course avec des adultes.

Et la il y aura un gros palier a franchir.

 A long terme, envisages-tu le VTT comme un loisir ou souhaites-tu passer pro ?

 Oui a long terme c'est mon objectif.

 Cela me perméttrait de vivre de ma passion.

 Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Ma 2éme place a la coupe de france des Orres qui était inatendue.

L'année dernier quand je me suis fissure la maléole a 3 semaines des championnats de France .

Merci Julien !

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 05:30

Sacrée championne de France de 100 km la semaine dernière en Vendée, Magali Reymonenq revient pour nous sur sa course.

FRANCE 100[1]Magali, tu viens d’obtenir le titre de championne de France de 100 km dans l’excellent chrono de 8h21mn13s. Peux-tu nous commenter « à chaud » ta performance ?

En fait je n’allais pas forcement pour chercher le titre. Le titre est venu à moi entre le 65ème et 77eme kilomètres sans que je j’aille chercher, puisque les 4 filles de devant étaient parties sur des bases  relevées et elles explosent.

La fédération me demandait juste de confirmer ma place en équipe de France pour les Mondiaux qui seront à Gibraltar en novembre prochain et la demande était de faire un temps maximum de 8h30, puisque j’avais fait 8h08 en août dernier.

Pendant l’épreuve tu as effectué un impressionnant final, en reprenant notamment ta principale rivale qui avait une avance de 16 mn. Raconte-nous le déroulement de ta course…

Je n’ai pris aucun risque, j’étais même partie vraiment très lentement puisque je passe au 1er tour sur les bases de 8h35. Après il m’a suffit de me mettre sur les allures de 8h20 et de mettre le régulateur de vitesse. Après je n’ai eu qu’a poursuivre et remonter sur les filles qui étaient parties trop vite. Le 100kms reste un 100kms et la course devient dure si on a mal gérer. Cette fois j’avais une marche par rapport à ma préparation, du coup cela a tenu sans encombre.

Te sens-tu actuellement en grande forme, ou penses-tu avoir encore une marge de progression ?

La grande forme elle devra être là pour les Mondiaux, on ne peut pas faire deux très grands chronos dans la même année, aussi même si ma préparation était basée sur de temps de 4'45s au kilomètre, soit 7h55 pour le 100kms, je n’ai pas couru sur cette base volontairement. Je sais que je suis actuellement potentiellement capable de faire ces 7h55, mais pourquoi tenter ce chrono sur des Championnat de France, l’important pour moi est le Mondial, aussi ma préparation sera à présent de faire du court, de la vitesse relative....afin d’être potentiellement capable de courir au Mondial sur des bases de mes chronos, soit 7h41. J ai donc 5 mois pour essayer d’aller « VITE ».

Quels sont tes autres objectifs cette année ?

Le Mondial des 100kms.

Arrives-tu à bien concilier vie professionnelle et vie sportive, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?

Jusqu’à présent oui, même si en étant seule avec mes 3 enfants, c’est souvent la course. Mon emploi me permettait de m’entraîner comme il faut puisque j avais un aménagement de temps, à présent j’ai repris à 100% depuis la semaine dernière, aussi va falloir voir…

Une semaine type moyenne pour toi, c’est combien de temps passé à courir ? Et consacré à des activités sportives complémentaires si tu en as ?

Environ 8 à 10h de course par semaine. Pour les activités sportives complémentaires, elles consistent à être des activités physiques mais pas sportives, à savoir continuer à construire les autours de ma maison, cette préparation est pas si mauvaise pour le renforcement musculaire…

Tu es une spécialiste des épreuves longues distances sur route. Serais-tu tenté par l’équivalent en trail ?

Et oui je suis évidement tenté, hier l’organisateur de la 6000D m’a contacté pour m’inviter fin juillet, soit au 60 soit au 110 kilomètres, mais je voulais faire du court, aussi faut réfléchir sur les conséquences, à voir.

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ? 

Pour le meilleur, je dirais les premiers championnats d’Europe en 1999, suite à ma 1ere sélection en équipe de France.

J’ai obtenu la 2eme place en 7h55. Pour ma première participation dans un grand championnat, je fini en tête de l’équipe de France, et 2eme classement des Europe. Plutôt génial comme début.

Le plus mauvais : j’ai oublié...

Merci Magali !

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:41

Ancien élite en VTT, Cédrick Dubois s'est depuis quelques années plus centré sur le cyclisme sur route. Après sa nouvelle victoire sur la course Nice-Saorge la semaine dernière, il a accepté de nous accorder une interview.

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Cédrick, tu viens de remporter la classique FSGT Nice-Saorge, avec une confortable avance. Te sens-tu déjà en grande forme en ce début de saison ?

Quand on remporte une course comme Nice-Saorge avec une telle avance ça serait mentir de dire que l'on est pas en forme ! Ce format de course me correspond complètement, ça ressemble presque à une course de vtt, rouler seul sur ce parcours n'est pas un handicap. Ce qui me manque encore c'est du volume en matière d'entrainement, à savoir quelques longues sorties pour préparer notamment l'étape du tour au mois de juillet.

Tu es l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur grimpeur du département. Qu’est ce qui te rend si redoutable dans les ascensions ?

Mon gabarit ! 60Kg voire un peu moins et une Vo2 de 80. Après, des très bons grimpeurs dans le département ou la région il y en a, sauf qu'ils évoluent au niveau national aussi bien en route qu'en vtt.

Quels sont tes objectifs cette année ?

Cette année j'ai 2 objectifs : représenter au mieux mon club de vélo sur les courses, notamment pour les dirigeants qui me font confiance depuis déjà quelques années. Ensuite mon 2éme objectif est d'effectuer une transition : en parallèle du vélo devenir coureur à pied afin de participer à des trails, des raids voire quelques duathlons.

Arrives-tu à bien concilier vie professionnelle et vie sportive, et à dégager autant de temps que tu le souhaiterais pour tes entrainements ?
J'ai la chance d'avoir un cycle de travail qui me laisse largement assez de temps pour pouvoir m'entrainer mais un peu moins pour pouvoir participer à toutes les courses que je voudrais (je travaille un week end sur 2). En fonction de ma vie familiale je cible 2 épreuves en moyenne par mois.

Une semaine moyenne type pour toi, c’est combien de temps passé sur le vélo ? Et consacré à des activités complémentaires?

C'est en moyenne entre 8 et 10 heures de vélo, au feeling, sans plans ni fractionnés, ça représente le minimum pour être compétitif pour les courses auxquelles je participe. Ensuite j'essaie de courir à pied 2 voire 3 fois par semaine dont 1 séance spécifique (avec David Gauthier) pour travailler la vitesse.

Tu es un coureur performant dans diverses disciplines : le cyclisme,

le VTT, et depuis peu la course à pieds (10km, trail) et les raids multisports… Quel est le sport que tu préfères ? Et celui dans lequel tu penses être le meilleur ?

Sans hésiter le vtt, même si je le pratique occasionnellement par manque de temps. Celui où je pense être le meilleur : tous ceux où il y a du dénivelé positif !!! Par contre je me plais à découvrir le milieu de la course à pied, les coureurs ont un très bon état d'esprit. Enfin pour le raid ce qui me plait avant tout c'est l'aventure humaine, partager un effort avec des amis.

Tu as été élite en VTT. Quelle expérience en retires-tu, et quel est ton point de vue sur le haut niveau de cette discipline ?

J'ai passé presque 7 ans sur le circuit national, j'en retire que de très bons souvenirs, j'y ai rencontrés mes meilleurs amis, c'est un milieu où l'état d'esprit est unique. Pour ce qui est haut niveau, que ce soit en xc ou en descente, les meilleurs sont impressionnants, ils mériteraient autant d'attention de la part des médias que des grands tennisman ou joueurs de foot. J'ai la chance d'en côtoyer quelques uns.

Quel est ton meilleur souvenir sportif ? Et le plus mauvais ?

Je n'ai pas de mauvais souvenir, même les blessures dégagent un aspect positif avec le recul. Ma double fracture radius/cubitus en 2001 en plein Ventoux dans un chemin défoncé restera un grand moment ! Le seul regret c'est d'avoir commencé le sport assez tard. Mon meilleur souvenir ? Ils sont trop nombreux !!! Outre les satisfactions d'avoir obtenus quelques résultats cela restera l'ambiance entre équipiers au long de ces années.

Merci Cédrick !

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